
Le Monde, 7 janvier 1961
Nous avons publié le 28 décembre des extraits d’une lettre que nous adressait l’ancien ministre des affaires étrangères du général Franco, extraits que nous avons accompagnés des mises au point qui nous paraissaient nécessaires. M. Serrano Suñer nous répond de nouveau à ce propos:
Monsieur le directeur,
Je comprends parfaitement que vous n’ayez pas publié ma réponse dans son intégrité en raison, comme vous dites, de sa longuer. Mais je ne saurais être d’accord avec le résumé que vous en donnez, pour le motif que vous y mêlez ce que j’allègue à des commentaires qui sont vôtres, ce qui induit le lecteur dans l’erreur de croire que c’est moi qui dis ce qu’en réalité vous êtes seul à dire.
En reprenant mes explications sur ma germanophilie, vous ometez une importante référence -que j’ai faite- au journal du général Jodl et aux affirmations du ministre Ribbentrop et d’Hitler luimêne, affirmations dont il résulte clairement que si j’étais, en vérité, ami de l’Allemagne, je le fus au service des intérêts de ma patrie en y mettant l’orgueil de mon insubornable indépendence. C’est la raison pour laquelle les hypergermanophiles, les gens de la Gestapo, que je n’ai jamais traités, et les rares Espagnols opportunistes qui furent à leurs côtés, ont été mesennemis les plus acharnés.
Quant à Sir Samuel Hoare, dont je fus l’adversaire loyal, comme il m’a toujours plu de l’être, sachez que lui-même et sa famille se sont comportés plus justement que vous. Il attaqua le premier, par le livre que vous citez. Je lui répliquai par le mien. A la suite de quoi, il reconnut ma noblesse d’adversaire. Et cette attitude de considération à son égard, he l’ai maintenue jusqu’à sa mort.
Sans être aussi libèral que vous, j’admets et comprends partaitement le droit que vous avez de relever mes erreurs et mes maladreses. Mais ce droit ne peut s’exercer que dans les limites de la correction.
Or le Monde du 9 décembre, c’est-à-dire dans le premier entrefilet, a préféré m’offenser pour me punir, sans doute, d’avoir osé manifester ma sympathie à l’endroit des patriotes et de ces militaires français -aujourd’hui soldats de l’Europe- qui ont le sens de l’honneur et qui, disposés a mourir pour la cause “passent de la surprise à la tristesse et à l’amertume”. Je crois qu’il faut être vraiment dans les nues pour ne pas voir que si la France -et l’Europe avec elle- perd l’Algérie, il se produira quelque chose de plus grave, et c’est que la Russie la gagnera.
Je comprends fort bien le progressisme dissolvant qui travaille à la destruction de notre monde et souhaite sa perte. Ce que je n’entends pas, c’est que ceux-la qui disent croire aux valeurs de notre civilisation et, bien entendu, en tirent bénefice adoptent, en face du péril évident, des positions accomodantes et claudiquent lâchement. Il est préférable et plus humain, m’est avis, de faire un sacrifice, de lutter, quand il est temps encore que d’avoir à le faire en pure perte, au prix de douleurs et de sacrifices bien plus grands, le jour où il n’y aura plus de remède.
Je veux encore, monsieur le directeur, vous remercier de m’avoir rendu justice en reconnaissant qu’a l’attaque donr j’étais l’objet, j’ai répondu “sur un ton de grande correction”. Ce ton, je voudrais ne le perdre jamais. C’est une des valeurs de cette civilisation que nous devrions tous nous efforcer de sauver. Et voilà tout, puisque la loi ne me permet pas de m’étendre davantage. Mais si quelque jour vous me faisiez l’honeur d’une colonne dans votre journal, je vous donnerais, sur des points que vous soulevez, d’autres explications.
Ramón SERRANO SUÑER
TRADUCCIÓN…
Hemos publicado 28 de diciembre extractos de una carta que envió el ex ministro de Relaciones Exteriores de los extractos del General Franco hemos acompañado desarrollados que parecía necesario. Serrano Suñer nos reunamos de nuevo a este respecto:
Sr. Presidente,
Comprendo perfectamente que no han publicado mi respuesta en su totalidad porque, como usted dice, su largo. Pero no estoy de acuerdo con el resumen que usted le da, por la razón que usted mezcla de lo que alegan los comentarios son tuyos, que conduce al lector a la creencia errónea de que yo que decir que en realidad, sólo que usted dice.
Asumir mis explicaciones sobre mi germanofilia se omite una referencia importante que he hecho a diario del General Jodl y reclamaciones Ministro Ribbentrop y Hitler afirmaciones luimêne que inequívocamente que si de hecho , un amigo de Alemania, estaba sirviendo a los intereses de mi país, poniendo el orgullo de mi independencia insubornable. Por eso, hypergermanophiles, la gente de la Gestapo, nunca he tratado, y los pocos españoles que fueron oportunistas de su lado, se mesennemis la más virulenta.
Como Sir Samuel Hoare, y fui leal adversario, como siempre lo ha querido ser, saber que él y su familia se comportó con más precisión que usted. Atacó en primer lugar, por el libro que usted menciona. Le respondí con la mía. Después de eso, reconoció mi oponente noble. Y esta actitud de respeto hacia él, lo mantuvo hasta su muerte.
Partaitement Aunque no es tan liberal como usted, reconocer y entender el derecho que tiene que criar a mis errores y maladreses. Pero este derecho sólo puede ejercerse dentro de la corrección.
Ahora el mundo del 9 de diciembre, es decir, en el fragmento en primer lugar, optó por castigar a mí me ofenden, sin duda, por atreverse a expresar mi solidaridad con los patriotas y el ejército francés — Hoy en día los soldados de Europa-con un sentido de honor y dispuesto a morir por la causa “ir de sorpresa a la tristeza y amargura. Creo que realmente debería estar en las nubes para no ver que si Francia y Europa con su perdido Argelia, habrá algo más serio, y que Rusia va a ganar .
Entiendo muy bien el progresismo disolvente que trabajan para la destrucción de nuestro mundo y pide su destrucción. Lo que veo es que los que dicen que creen que los valores de nuestra civilización y, por supuesto, tomar ventaja de ella, ante el peligro evidente, las posiciones de cobardes claudiquent acomodaticia. Es mejor y más humano, en mi opinión, hacer un sacrificio, lucha, cuando todavía hay tiempo para hacerlo por nada en el costo de dolor y sacrificio mucho mayor en el día no habrá remedio.
Todavía quiero, señor, muchas gracias por darme la justicia, al reconocer que el ataque estaba siendo donr le contesté con un tono de gran corrección “. Este tono, no me lo perdería para siempre. Este es uno de los valores de la civilización que todos deben esforzarse por salvar. Eso es todo, porque la ley no me permite extenderme más. Pero si algún día me hizo el estrictamente una columna en su periódico, yo le daría los puntos que plantean, otras explicaciones.
Ramón SERRANO SUÑER
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